Archives pour la catégorie bar

Retrouvez ici toutes mes sessions de pêche au bar et aux leurres en général

Bar breton en touriste

Bonjour à tous,

Je profite d’un week end prolongé bien mérité pour faire le touriste en bretagne, à proximité d’une île magnifique du golfe du morbihan… Le cadre est simple pas grand monde à la ronde, un courant de dingue juste devant quelques baies calmes… La miss est à la plage et bronze juste derrière plongé dans les aventures de stonley caloun et me laisse l’après midi avec pour mission débredouiller…

Je croise un « ancien » sympa qui me conseille les parc à huitres un peu plus bas… Celà dit j’ai bien envie de tenter la petite baie calme à 100m dans laquelle se forme un léger contre courant qui m’attire je ne sais pas pourquoi. Après être arrivée dans cette baie ou 3 ou 4 touristes quinquagénaires savourent le paysage calmement loin de l’eau je choisie de la peigner intégralement en dépassant la limite du courant d’une quinzaine de mètre ce qui confère au leurre une dérive de 2m seconde plus ou moins contrôlée. En bout de dérive à proximité d’un tombant et moins de 5 m du bord, un bar éclate en surface sur mon leurre prend le courant et fait siffler le frein sans s’arrêter… vu la dérive il va prendre la tête de roche, je tente de l’en empêcher mais le courant et trop fort il se bloque devant une roche de bordure, plutot que de forcer et tout casser je marche jusqu’à proximité de la tête de roche et je constate qu’il est juste là bloqué dans  des laminaires, je lache du mou pour qu’il reprenne le courant et se détache de lui même, et il redévalle, celà dit ici pas d’obstacle,je ne lui laisse pas de répit, je contre ses deux ou trois rushs sans ménagement d’autant que l’adversaire n’est pas d’un poids record, il finit par se rendre à la pince…

Voilà la bête qui conjure une bredouille de poisson maillé de près de plus de deux mois… En plein après midi (16h) et grand soleil…

IMGP0309 (Medium)

IMGP0307 (Medium)

A bientôt

Guillaume

Temps propice à la saucisse et bass en surface

Back up a il y a trois semaines, je pense lézarder au soleil avec ma femme sur la plage. Avant de se faire crâmer au soleil, petite baignade de début de saison, on trempe les genoux et plus si eau suffisamment chaude, frileux bienvenu au club…

Que vois je dans les polarisantes (que je n’avais pas prévu de retirer vu la motivation à  la baignade), à ma droite par 5m du bord, une troupe de saucisses (des aiguillettes, ou orphies) sous la surface nullement effrayées, elles ont suivis la coursive qui arrive juste devant l’endroit où on se baigne pour nous dire bonjour ( çà c’est moins sur comme info). En bon gamin assoiffé de pêche, je remonte chercher la canne à la maison distante de 300m…

En revenant, comme par hasard, elles ont disparus… et un specimen de bar se laisse tenter :

IMGP0098 (Small)

 

Je me décalle plus loin vers la coursive en montant sur un rocher qui s’avance, et les revoilà  en vue. Elle se foutent royalement de mes leurres de surface alors, je sort tout ce que j’ai de microscopique et qui plonge, a  commencer par le jib qui les intéresse vu que j’en rate au moins 3  , (elle sont trop énervantes avec leur petite bouche elle décrochent tout le temps), après quelques essais infructueux au camion smith puis à l’artist 80 jackson qu’elles suivent sans prendre, je tente la micro ondulante Pure en blanc nacré, et la bingo touche sur touche, je ferai 3 barillons pas plus grand que les précédents mais les orphies se font attendre…

IMGP0099 (Small)

bon en fait une fois que les bars ont été lassés, elles ont pris la place et j’ai fini par en prendre une comme par miracle et l’aiguillette tant attendu se pique sur la pure sur un unique hameçon simple fin de fer…

Elle sont bien prise de tête en fait mais c’est assez drôle, à part l’odeur et les écailles. Quelques photos… :

IMGP0105 (Small)

IMGP0104 (Small)

Autre lieu, autres conditions :

Ce week end (le 27 juin) le vent repasse à l’ouest après une période de 10 jours de vent d’est, je sais par expérience que c’est le moment d’aller au bar, je ne sais pas pourquoi mais ça m’a souvent réussi. Et, c’est maintenant ou jamais, demain plus une seule zone ne sera claire. Bingo, à part une petite zone rien n’est clair, et pas de bol elle est occupé quand j’arrive… Je prend mon mal en patience et change le leurre en place (un popper pas franchement adapté à la zone peu profonde),en mattant la zone en surplomb, par un autre, le zipsea pen (coloris sardine) avec lequel je cartonne depuis un an et demi. Ce leurre silencieux maniè à extrême lenteur avec de nombreux arrêts longs est redoutable d’efficacité. Coup de bol, je n’attend pas 10 minutes quand le gars devant moi se décalle à droite en escaladant dangereusement le muret et en le suivant en équilibre sans waders, juste avec des petites chaussures et nu jambe j’ose pas imaginer ce que ça donnera s’il s’éclate sur les huitres . Je prie pour lui… Dieu a dû m’entendre…

Je prospecte exactement au même endroit que lui 2 secondes avant, il ne me faudra pas 3 lancers pour remarquer la surface irrisé légèrement sur ma gauche, et un alevin qui saute affolé.

Je lance dans cette direction, et à 15 m devant, un bar monte une première fois, puis reviens à la charge quand mon fil est détendu, je n’aurai pas à ferrer qu’il part dans un rush affolé, clavé par les hameçons piquant du zipsea pen.

5 minutes plus tard un pépère se présente à la pince, je le rate deux fois avant de le tenir une fois pour toute.

Il aura droit à la remise à l’eau tout de suite après la courte séance photo dans une flaque d’eau de mer.

bar25

j’insisterai 1 h sans rien de plus, le collègue aperçu avant moi aussi sans plus de succès… l’eau s’est un peu foncé pendant le temps ou j’y étais mais ça n’explique pas tout. Peut-être ais je eu droit uniquement à un passage…

A+

Guillaume

Un bar en forme de récompense

Samedi 22 mai, il est 20h40 je termine la caisse, la VPC pour le mardi midi, et bref c’est le week end tardif mais mérité, le temps est lourd chaud et à l’orage le vent est à l’est : mon esprit et mes yeux sont tourné vers la mer (dieu merci c’est ma femme qui conduit) le temps est idéal il faut absolument que j’y aille. Après avoir passé 80 h au bas mot cette semaine au magasin pour continuer les travaux de mon atelier de fabrication tout en laissant le magasin ouvert et ne retardant pas les livraisons, en clair je suis vanné, mais l’envie de toucher un poisson est plus forte que tout, 40 minutes après ça, le trajet et un rapide sandwich terminé, j’emmène mes waders respirant en ballade.  Le leurre employé sera celui qui me fait de l’oeil depuis l’implantation Smith qui a suivi la modification de mes locaux, un Zipsea pen Smith coloris gris foncé métallisé transparent recouvert d’un dessin figurant un lançon en nage. Justement, des lançons depuis 3 semaines pendant mes balades matinales au bord de l’eau (ma maison est à 100m de la corniche vendéenne à saint gilles croix de vie) j’en vois plein les coursives, je n’en ai jamais vue autant en fait.

Bon j’arrête de causer de matos, il est 21h22 j’attaque le premier poste, sur la corniche à 100m de chez moi, l’eau n’est pas franchement claire et pour cause on est en marée montante, -elle est toujours plus sale dans ces conditions- deux lancers après je décide de changer de poste et remonte l’escalier vers la voiture, quand je ne le sens pas je n’insiste jamais. Le poste d’après est la plage du « jet d’eau » souvent intéressant en début de saison, j’y ai fait mes premiers maillés, je connais bien cette plage recouverte de rocher avec un chenal d’une trentaine de mètre de sable qui sépare les deux zones de rochers, l’eau est plus claire, mais ça ne me plait qu’à moitié, 5 lancers plus tard, je déménage à nouveau vers un futur poste.

Le poste d’après est une zone mixte rocher sable vase algue, que j’ai pris l’habitude de pêcher à marée haute plus ou moins une heure avant avec réussite puisque j’y ait fait 5 ou 6  maillés l’an passé  en juin dans ces conditions, je n’ai pas le souvenir d’avoir touché du poisson dans d’autres conditions d’ailleurs.  Effectivemment, là c’est raté on est à 2 ou 3 heures de la pleine mer et cette zone est encore bien loin d’être pleine, je décide d’attaquer tout de même vers la gauche, la partie moins profonde (certains auraient fait l’inverse… mais là je ne sais pas pourquoi – si sans doute la présence rassurante des  mouettes- ) ça commence fort la zone de gauche est remplie d’herbe, impêchable en surface, je tente le jib 90sp pensant qu’il y en a moins dessous, raté… il y’en a autant…

Je m’oriente en wading, plus vers la zone médiane du spot au milieu de laquelle trône 5 ou 6 grosses roches plates immergées parcourus par des coursives de sables et algues peu larges (50cm à 1.50m), le courant proche fait qu’ici aucune herbe n’est gênante, j’hésite zipsea couleur chrome ou celui avec le petit lançon dessiné, je me dit que le coloris foncé se verra mieux des poissons et par moi aussi en cette soirée ou la nuit tombe, j’opte donc pour celui au lançon…

Je rentre plus franchement dans la zone en wading avec de l’eau à mi cuisse, un remous à 3 m à ma gauche me laisse penser qu’un poisson correct vient de me filer dans les jambes. Je fait deux trois lancers cours dans les environs avant de continuer d’avancer au milieu de ces rochers immergés. Là ou je me trouve, j’ai peu d’eau, puisqu’elle arrive à mi cuisse encore. Je démarre la prospection par un lancer vers l’amont du courant de marée montante pour me rendre compte que celui ci est relativement puissant et influe fortement la trajectoire de mon leurre puisqu’il remonte de 20m vers la gauche, pendant que je ramène mes 50m de ligne. Au second ou 3 ème lancer, je m’arrange pour passer le leurre (ultra lentement en walking the dog avec un arrêt de 3 à 10 secondes toutes les 5 animations) juste à la tête d’un des rochers qui sépare le léger courant qui siège à une quinzaine de mètre devant. Je perçois 2m après cet endroit comme quelque chose (une nageoire) qui sort de l’eau juste derrière mon Zipsea pen, un rien mais tellement important dans cette pêche, je continue l’animation 2 fois, j’arrête le leurre 10 secondes, je reprend, je continue l’animation, le leurre arrive à moi sans rien de plus, le lancer d’après je décalles la dérive du leurre un peu vers la gauche pour arriver un peu après la tête du rocher, Le leurre arrive à 3 m devant la cassure du rocher quand un remous caractéristique derrière le leurre me mets un coup de speed, je me retiens malgré tout de ferrer, j’ arrête le leurre 5 secondes interminables, puis j’enchaine deux très légers coups de scion (toujours du même côté) qui figure un balancement d’un coté puis de l’autre de mon leurre, au deuxième j’entends un « wlarffffplofffffffffffff de malade » sur mon leurre avant de voire le remous et de prendre contact en relevant la canne, le frein siffle comme un malade et le bar plie ma canne à la limite du raisonnable, il me met bien un rush de 15m soutenu par le courant vers lequel, il se dirige avant de repartir à contre courant, il a l’air joli peut-être 3kg, re- 15m de rush à une vitesse de fou, je ne contrôle rien, il repart en direction du courant et semble vouloir sonder devant le rocher sur lequel il se tenait avant de prendre le leurre, je met canne haute à bout de bras et il me reprend un rush de malade… Au bout de celui là, il semble vouloir se laisser trainer en surface, il faut que je traverse la zone de faible profondeur au dessus du rocher qui est plombé d’algue, ça passe difficilement mais ça passe, après ça, il revois une zone plus profonde et me plante un rush vers la droite, puis reviens à gauche et tourne à ma proximité à 2 ou trois reprise en passant à chaque fois au ras de mes waders, je le vois passer à mes pieds, il ne fait pas 3 kg, mais bien plus faut pas trembler, ce moment du combat est le plus dangereux.

il fini par se calmer et après 5-6 tentatives ratés, je finis par le saisir avec ma pince à poisson.

Bilan : 79cm pour 4.8kg ça donne ça :

DSC_5339

 

ou encore ça…

DSC_5346

A bientôt.

Cordialement

Guillaume

 

 

Un bar innattendu

En cette fin juin 2009,

je suis un peu préoccupé par autre chose que la carpe en ce moment, faut dire qu’avec la mer à 50m et ce vent d’est qui rend l’eau claire comme de l’eau de roche, J’entend des voix du style « guillauuume va au barrrr!!! ». Mais bien m’en a pris hier soir d’insister sur un 3eme poste du bord de mer à saint gilles croix de vie au leurre de surface (Sammy 115 aurora black) :
en effet j’étais surmotivé après une matinée de pêche en bateau fructeuse le matin même qui m’avait vu sortir quelques maquereau 2 bars mouchetés et un joli bar franc d’1k5. DOnc l’envie de remettre ça du bord en fin de marée montante me prend la gorge au soir. Le 3 ème poste disais-je, je descend du partner la mer est claire comme tout, la zone est peu profonde 1.50m tout au plus, sauf dans le chenal, on distingue tout en surplomb, je descend non s’en me faire charrier par un petit vieux, genre je sais tout, qui me dis, vous péchez à c’t heure ? y’a pas de poisson… Je lui répond : et oui m’sieur y’en a plus que vous croyez ? pas fier…
Me voilà rentré en wading jusqu’a la taille, et j’observe la surface de l’eau, rien ne parait pas une vague, pas un pli, c’est rare on dirait un lac. La marée n’est pas complètement haute mais l’ancienne pêcherie est déjà recouverte, je la prospecterai après, j’ai pris pour habitude de peigner méthodiquement, toute la zone que je vais pêcher « avant » de patauger la dite zone… L’an passé j’ai piqué un joli maillé (55cm) juste sur ma gauche à 10m de là dans 80cm d’eau. Je commence droit devant vers le sable, jeté de sammy, comptage jusqu’a 10 en position relevé, puis démarrage du walking the dog (sorte d’animation faite avec des petits coups de scions toujours sur le même coté, permettant aux leurres de surfaces sans bavette qui ne nage pas tous seul, de faire des oscillations de droite à gauche puis de gauche à droite très lentement quasi sur place), braouff ça claque à coté du leurre méchant (le poisson à donner un gros coup de queue à coté du leurre pour assommer cet intrus), je me fait piéger comme un gamin, je ferre dans le vide, je contiens malgré tout mon geste comprenant mon erreur dans le mouvement, plus de eur que de mal l’embardé n’était que d’un mètre. Je continue l’animation, comme si de rien n’était un léger bourlage derrière le leurre me fait comprendre qu’il a suivi à nouveau, mais pas longtemps. Je jette un oeil au p’tit vieux, derrière il est dans la lumière je lui fait signe de se planquer devant la haie des fois que le papo que je viens de rater le voie, il est coopératif l’ancien il a tout vu de là haut sans doute mieux que moi d’ailleurs. Je relance un peu à droite rbraouff!!! à nouveau juste après le départ de l’animation, à coté du leurre encore, ce coup là je me fait pas avoir, j’arrête le leurre puis reprend 5 seconde après mon walking the dog… là vraouff méga remous à nouveau, mais il est dessus et je me fait massacrer il me prend 5 m de fil dès le démarrage, j’essaye de brider canne haute pour éviter qu’il prennent des algues ou un rocher sur la droite mais rien ne bouge il contre de son coté, il reviens soudain vers moi, puis repart de plus belle, arrivée à 10m de moi il me met ma race en reprenant du fil 4 ou 5 fois sur ce que j’ai gagné, avec de méchant coup de têtes pouvu que ça tienne….. Je saisi ma pince à poisson et devrait m’y reprendre à 4 ou 5 fois avant de pouvoir le hisser hors de l’eau…Je n’en reviens pas mon précédent record faisait 1.5kg/55cm, là le bestiau fait 78cm et 5.4kg…
ça donne ça… :

 

bar de 5.4 kg 78cm
bar de 5.4 kg 78cm

Autant vous dire que ce genre de poisson m’a fait revivre ce que je croyait loin enfoui, trembler encore 3heure après avoir fait un fish…
Cette pêche m’apporte un plus celui de la mobilité, je pêche rarement plus d’une demi heure au même endroit souvent moins d’un quart d’heure, généralement ça pêche tout de suite si le poisson est là… Je ne sais pas si vous avez remarqué que parfois se passe la même chose à la carpe, on touche de suite puis plus rien jusqu’a ce que le calme revienne 2 heure après… Peut-etre que notre avenir est à consacré à une plus forte mobilité quelque soit la pêche…

Guillaume

Photo et texte : guillaume…

 

 

Guillaume